3 août 2018

« Évasion »

Par une chaude après-midi
Dans le jardin je m'endormis;
Dans la main, de la poésie.

Et c'est ainsi que je rêvai
À des amants plus que parfaits
À de belles femmes en corset

À mon moi d'une vieille vie
À une phantasmagorie :
Celle d'un beau et vieux Paris.


© Jusqu'à l'aube

27 juillet 2018

« Norvège »

Cette chaleur si moite et irrespirable
Me fait rêver à une Norvège froide
Où un scalde chanterait, voix agréable,
Les récits des dieux, au bord d'une cascade.


© Jusqu'à l'aube

26 juillet 2018

« Silence »

Dans la quiétude de la librairie,
Silence assourdissant, et mon esprit
Fait toujours ce même rêve obsédant
De voyage solitaire en Orient

C'est à ma chère amie Absinthe que je dois
Ces grands rires qui résonnent dans tout Paris
Lorsque je marche, ivre et jeune, à votre bras
Quand la lune belle et lascive nous sourit.

Mon sang coule sur une page blanche
Voilà donc le chaos et l'avalanche !
Une montagne de pensées me noie
Oh ! Beau désespoir, tu m'es si courtois !


© Jusqu'à l'aube

23 juillet 2018

« Versailles »

C'est près d'un lac versaillais
Qu'en fin de mois de juillet
Je vous lisais des poèmes
Beaux comme des chrysanthèmes.

D'un pas lent et délicat,
Je rêvais à autrefois.
Abritée sous mon ombrelle,
Ma voix parût irréelle.

Vous prîtes ma main gantée,
La couvrîtes de baisers
En chuchotant des mots doux
Tout près du creux de mon cou.

Je n'ai que faire du roi
Et de ses charmants yeux froids !
C'est avec vous que je veux
Faire face au ciel orageux !


© Jusqu'à l'aube

13 mai 2018

« Ces illusions qui consolent mon chagrin »

Alors que l'encens brûle sur ta tombe,
Le soleil de mai réchauffe mes mains
Et dans de vieux fantasmes je retombe :
Les illusions consolent mon chagrin.

Que ton spectre m'apparaisse en vision
Le temps d'un baiser ou bien d'un regard !
Au diable la vie et ses haillons,
Je veux danser sous tes prunelles noires !

Ton parfum me revient souvent en songe
Ainsi que les notes de piano, douces,
Que tu me dédiais sans un mensonge
Et qui caressaient ma crinière rousse.

Là, dans une petite boîte bleue,
Je garde ta photo et puis ta rose
Qui furent tes derniers doux mots d'adieu,
Ceux qui rendirent mes journées moroses.

Laisse donc l'encens brûler, rejoins-moi
Sur ta tombe où le soleil parisien
Scintille, et je t'implore, permets-moi
De succomber à nouveau et avec joie

À ces illusions qui consolent mon chagrin.


© Jusqu'à l'aube

6 mars 2018

« Oubli »

Si loin de mon pays
C'est en vain que j'écris
Dans un vieux journal que personne ne lira
Les tourments de mon âme et ses profonds effrois.

Le temps noircit mes songes
Quel perfide mensonge !
J'ai oublié de la musique la douceur
Comme de tes lèvres l'envoûtante pâleur.

L'esprit vagabondant
Souvenir obsédant
Et ce n'est plus qu'une ombre difforme et lointaine
Qui m'attend patiemment au bord de la fontaine.


© Jusqu'à l'aube

27 janvier 2018

« Valse noire »

Au cours d'un somptueux bal, je vis une femme
Drapée de soie et de dentelle noire.
C'était une mystérieusement belle dame
Qui m'emporta dans une valse noire

Je vis en elle les traits de ma bien-aimée
Elle avait le teint pâle et les yeux noirs
Délicate amoureuse dans le lac noyée
Elle coula sur mes yeux des larmes noires.

Qui es-tu ? Terrible sorcière maléfique
Je suffoque dans ton sourire noir !
Affreuse créature au dessein diabolique
Dans tes sales veines coule un sang noir !


© Jusqu'à l'aube

11 janvier 2018

« Inconsolation »

Désespoir accablant, il se jette à terre
Et implore le cadavre : "aime-moi !
Sous les arbres nus et frêles du cimetière,
Je te veux dans mes bras,
Oh, que je te veux dans mes bras !"


© Jusqu'à l'aube

22 décembre 2017

« Instant »

Un parfum de fruits rouges s'élève dans l'air
Se mêlant à la terre ainsi qu'aux feuilles mortes
Une bougie brûle sous une lune claire
Celle sur ta tombe, qui mon cœur réconforte.


© Jusqu'à l'aube

20 décembre 2017

« Rêverie »

Au milieu de la gare, je vis tes cheveux
D’un noir profond, mi-longs et coiffés avec soin
Le vêtement d’un raffinement délicieux
Mais voilà que, déjà, tu disparus au loin !

Quelle liqueur est-elle responsable, quel poison
De cette belle, de cette triste hallucination ?

D’une élégance victorienne, ton manteau
Resurgit sous mes yeux doucement envoûtés
Et, de ton regard rêvant à un vieux château
Tu m’invitas, belle créature, pour un thé.


© Jusqu'à l'aube