29 septembre 2018

« Le violet de tes yeux »

La tête appuyée contre la vitre du train,
Tu écoutes des chansons grecques, étranges et froides.
Long manteau de cuir, grosses bottes et regard fade,
Le violet de tes lèvres, remède au chagrin.


© Jusqu'à l'aube

9 septembre 2018

« Place Verlaine »

Aujourd'hui, un beau soleil luit,
Bien loin des maussades intempéries.
Un beau soleil de fin d'été
Qui rends les petits et grands cœurs légers.

La place Verlaine est peuplée
De jeunes sur les bancs, avec café,
De pauvres et de sans abris,
De bandes d'amis autour du puits.


Paris, dix-neuf heures.

© Jusqu'à laube

8 septembre 2018

« Au sommet de la montagne »

Je suis monté en haut d'une montagne
Et le vent frais caressait mes cheveux.
L'eau claire des ruisseaux pour seule compagne,
Au milieu de nulle part, j'étais heureux.

Le soir arrivant, le ciel me fit voir
Un beau dégradé de bleu, jaune et rouge,
Avant de plonger dans un mystérieux noir
Où l'âme d'aucun des nuages ne bouge.

Et je me suis allongé, seul, ici,
Sous les étoiles qui filaient si vite.
Je vis tant de merveilles que cette vie
Me parût, un instant, un peu moins maudite.


© Jusqu'à l'aube

7 septembre 2018

« Ma prison »

Que je m'ennuie dans ma prison !
Une prison aux murs rose bonbon,
Un rose qui me donne la nausée,
Nausée du silence imposé.

Je voudrais danser sous la pluie,
Une pluie battante et vraiment très froide,
Froide à l'égal de cette belle nuit,
Une nuit de belle balade

Hors de cette prison maussade.


© Jusqu'à l'aube



18 août 2018

« Au bord de la rivière »

Au bord de la rivière, peu visitée,
Où le courant fuse comme des serpents,
J'ai trouvé, enseveli, un beau collier
Dont je me suis saisi, le cœur pétillant.

Chaleur endormissante, me laisseras-tu
Apprécier ce vieux portrait en noir et blanc
D'une jeune femme joliment vêtue
Et qui me rappelle mes amours d'antan ?

D'une caresse, j'effleure ses cheveux.
Enivrez-vous, me disait un vieil ami
Alors je réponds au plus cher de ses vœux

Et me laisse à la moiteur, cette infâmie
Qui me fait tourner la tête et me fait voir
De si belles choses, et oh, si illusoires !


© Jusqu'à l'aube

16 août 2018

« Légèreté »

Une tasse de thé
Sur une terrasse
D'une place
Fort animée.

Tout y est :
Le soleil, les sourires,
Ces instant qu'on veut chérir,
Les promenades le long du quai.

Des parfums s'élèvent dans l'air –
Ceux des bocks et de la limonade
Qu'on peut sentir lors des balades
Dans ces rues si singulières.

Ton nom résonne sans cesse :
Rejoins-moi autour d'un café,
Parle-moi du passé
Et de tes indélicatesses !


Charleville-Mézières, août 2018.

© Jusqu'à l'aube

3 août 2018

« Évasion »

Par une chaude après-midi
Dans le jardin je m'endormis;
Dans la main, de la poésie.

Et c'est ainsi que je rêvai
À des amants plus que parfaits
À de belles femmes en corset

À mon moi d'une vieille vie
À une phantasmagorie :
Celle d'un beau et vieux Paris.


© Jusqu'à l'aube

27 juillet 2018

« Norvège »

Cette chaleur si moite et irrespirable
Me fait rêver à une Norvège froide
Où un scalde chanterait, voix agréable,
Les récits des dieux, au bord d'une cascade.


© Jusqu'à l'aube

26 juillet 2018

« Silence »

Dans la quiétude de la librairie,
Silence assourdissant, et mon esprit
Fait toujours ce même rêve obsédant
De voyage solitaire en Orient

C'est à ma chère amie Absinthe que je dois
Ces grands rires qui résonnent dans tout Paris
Lorsque je marche, ivre et jeune, à votre bras
Quand la lune belle et lascive nous sourit.

Mon sang coule sur une page blanche
Voilà donc le chaos et l'avalanche !
Une montagne de pensées me noie
Oh ! Beau désespoir, tu m'es si courtois !


© Jusqu'à l'aube

23 juillet 2018

« Versailles »

C'est près d'un lac versaillais
Qu'en fin de mois de juillet
Je vous lisais des poèmes
Beaux comme des chrysanthèmes.

D'un pas lent et délicat,
Je rêvais à autrefois.
Abritée sous mon ombrelle,
Ma voix parût irréelle.

Vous prîtes ma main gantée,
La couvrîtes de baisers
En chuchotant des mots doux
Tout près du creux de mon cou.

Je n'ai que faire du roi
Et de ses charmants yeux froids !
C'est avec vous que je veux
Faire face au ciel orageux !


© Jusqu'à l'aube